La théorie béhavioriste (1920–1950)
Postulat : l’action humaine est d’abord gouvernée par des éléments extérieurs. Des stimuli venus du dehors déterminent le comportement — l’action est une réaction face à un stimulus.
Pavlov montre qu’un chien apprend de nouveaux comportements si l’on manipule les stimuli systématiquement. Watson soutenait qu’avec la récompense et la punition bien dosées, on peut modeler le comportement des enfants.
Le conditionnement selon Pavlov
On associe de façon répétée deux stimuli : S1 = nourriture, S2 = son de cloche. S1 + S2 → R (salivation). Après plusieurs associations, S1 supprimé, S2 seul (cloche) → R (salivation).
S1 nourriture + S2 cloche → R salivation · puis S2 cloche → R salivation
Béhaviorisme radical
Le comportement humain s’explique entièrement par l’environnement (Skinner).
Néo-béhaviorisme
Les processus internes (sentiments, pensée, motivation) doivent être pris en compte : récompense et punition influent sur les attitudes, qui influent sur les actions. Comprendre les événements permet de prévoir — et d’orienter — l’envie d’agir.
Applications dans la publicité
Quand deux émetteurs utilisent les mêmes stimuli (musique, slogan, scénario), c’est le plus ancien — ou le plus fréquent — qui en tire les bénéfices. Avec le temps, la réponse s’atténue : c’est la phase d’extinction ; un simple rappel du stimulus rétablit le conditionnement.
Le matraquage publicitaire — trois degrés
Direct
Répétition d’un mot, d’un slogan ou d’une affiche dans un temps court.
Semi-direct
Décline un même thème de campagne ou recourt à la complémentarité des médias (TV, radio, magazines, affiches) au même moment.
Indirect
Principes décelables seulement à l’analyse : couleurs du logo reprises dans le visuel, nom de marque réparti sur l’annonce, packaging… Rarement utilisé seul.